Conte

Il était une fois, dans un village, un petit garçon très pauvre qui se rendait à l'école. Sa mère veuve et malade ne pouvait plus quitter son lit tant sa faiblesse était grande.

    Au coin de la rue, pierre rencontra une vieille femme pas plus grande que lui, vêtue de haillons et d'une grande cape noire.

    - Bonjour, dit-elle, tu as l'air bien triste mon enfant.
    - C'est que ma mère est au plus mal, nous sommes si pauvres qu'on ne peux la soigner.
    - Tu es malgré tout moins démuni que je ne le suis, puisque tu as un morceau de pain dans ta poche, alors que je n'ai rien.
    La vieille paraissait si désemparée et fragile avec ses beaux yeux verts dans son visage tout ridé que le petit garçon sortit généreusement le quignon de pain et le partagea en deux.
    La vieille sourit en le portant à la bouche et l'enfant sentit dans sa main le morceau de pain redevenir entier comme avant d'être entamé.
    - Tu es un bon petit, aussi je vais te donner ceci. et puisant dans ses haillons elle retira un pot de confitures qu'elle lui tendit ... puis elle disparut.

    Le gamin était si content que d'une traite il courut à la maison conter l'histoire à sa mère et la régaler de tartines de confitures qui jamais ne s'épuisaient.
    - N'aurais tu pas rencontré une Fée ? Une bonne Fée ?

    Car au fur et à mesure qu'elle mangeait ses forces revenaient. La nourriture agissait pareille à une médication. Sans doute était-ce dû à la qualité magique des fruits provenant d'un verger des Fées. Jamais elle n'avait goûté de telles saveurs et s'en trouva si bien réconfortée qu'elle décida d'aller sur-le-champ présenter ses broderies chez le marchand ...
Hélas cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pris l'aiguille qu'il restait bien peu de rubans à vendre. Mais peut-être suffisamment pour acheter quelques chandelles afin de pouvoir coudre le soir; car le délicat ouvrage exécuté à la chiche lueur des étoiles avait finit par lui user les yeux. Elle ouvrit le coffre à rangement et, stupéfaite, en dévida, au lieu d'un pauvre mètre, tout un déballage si finement dentelé d'or qu'elle devina une autre intervention des Fées.

    Avec l'argent qu'elle pu tirer de ces merveilleux dons des Fées elle acheta une boutique et y vendit les confitures de l'inépuisable petit pot ainsi que le flot de broderies de l'inépuisable ruban.
    Comme l'un et l'autre savaient d'ou provenaient ces  bienfaits ils ne manquèrent jamais de partager leur fortune avec les pauvres et les nécessiteux.

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