Village et l'ouverture aux autres

Publié le 31 Mai 2016

Hello tout le monde,

Très régulièrement je vous parle des revues auxquelles je suis abonnée, principalement de la revue Kaizen c'est vrai :o)
Si vous mettez le mot Kaizen en haut à droite du blog dans rechercher vous trouverez grosso modo 7 articles sur cette revue, vous aurez compris que je l'adore et que les sujets qu’elle traite sont passionnants !
C'est certainement parce qu'elle vient d'avoir 4 ans seulement que je la favorise un peu, comme on le ferait avec le petit dernier, chouchou de la maison.

Il est donc plus que temps que je vous fasse un article sur la revue "Village" ! Je n’en ai fait qu’un seul en Septembre 2012 il semblerait.

C’est une revue que j'adore mais qui est bien plus ancienne, elle fête ses 20 ans et porte ce nom depuis 1995, avant cette date-là c’était « l’Acteur Rural » ce qui voulait déjà tout dire, des « avant-gardistes » !

Je l'aime parce que c'est un magazine qui donne envie de vivre à la campagne et/ou de revivre à la campagne, qui fait la part belle aux métiers anciens, qui partage les savoir-faire anciens et modernes, qui donne envie de vivre autrement, d'imaginer sa vie.

Une revue de partage faite par une petite équipe de 5/6 journalistes dans l’Orne et plusieurs « correspondants régionaux » pour être au plus près de la vraie vie :o)

Village Magazine fait partit d’un groupe de 14 magazines différents, indépendants et engagés, pour voir et vivre le monde autrement. Tous convaincus qu’un autre monde est possible, que l’utopie peut se vivre au présent, que chacun peut faire « un bout de chemin ». Et ça j’adore !

Ils se sont tous réunis pour vous donner le meilleur des alternatives écologiques.

La revue Village (comme les autres auxquelles je suis abonnée) je la lis vraiment, je veux dire d'un bout à l'autre, sans rater l'éditorial, le courrier des lecteurs, les dossiers spéciaux ensuite et les articles de fin de revue : l'abécédaire décalé de Jean Yves Pineau et le petit focus tout au bout juste à côté.

Ils ont tous écrit un ou plusieurs articles que nous sommes supposés lire, c’est du respect de l’autre à mes yeux. Bon je ne me force pas non plus je vous rassure !!
J'avoue avoir un faible pour les billets d'humeur de Bernard Farinelli qui vient de suite après l'édito (et ses livres) !
Mais je me régale aussi des dossiers très complets qui se succèdent dans la revue, j’aime leur façon de faire le focus sur une ville ou un village, sur un métier, sur la façon de vivre simplement, la rubrique « c’est le moment » (pour la consommation responsable et de saison), …

Non pas que je veuille changer de région, nous sommes bien ici, et peut être bougerons nous encore allez savoir...
Mais j’aime découvrir notre beau pays à travers les reportages, les savoir-faire … Je suis très curieuse :o)

Au départ c'est un article dans un blog qui m'a fait penser à vous en écrire un aussi sur ma relation aux autres et les centres d’intérêts communs : il disait en substance que nous étions tous des moutons.
C’est surement un peu vrai, même si ce mot est exagéré à mes yeux.
Dans ma routine il est vrai que je vais toujours visiter les mêmes sites de ma liste de favoris, qui parlent de la même chose en règle générale, à savoir de simplicité volontaire, de cuisine végétarienne, de «concepts» comme le zéro déchet, de vie plus naturelle, de jardinage, de savoir-faire soi-même sans produits chimiques, de choses qui fâchent comme L124, Monsanto/Bayer et la pollution …
Ces sujets m’ont toujours intéressée et Internet est un beau terrain de jeu ….

De visiter ces sites m'aide à me conforter dans mes choix de vie, de progresser dans cette direction, de piocher de nouvelles idées, de continuer à faire des "progrès" ...

Mais heureusement dans notre « communauté », sur vos sites que je visite régulièrement, il y a foule de visiteurs qui laissent l’adresse de leur blog, et des liens qui me font aller vers d’autres blogs !
Et en plus je peux suivre vos propres coups de cœur qui me font aussi visiter d’autres univers …
Je ne reste pas avec des œillères dans ma bulle, du moins je l'espère :o)

L'éditorial de Sylvie Calvez, directrice de publication de la revue Village, du numéro 126 m’a bien fait bien ruminer ces derniers temps (je sais je sais : je suis en retard dans mes lectures :o)

Je ne résiste pas au plaisir de le partager avec vous, car elle dit les choses tellement bien, avec leur accord bien sûr et je les en remercie :

« Les autres et moi : Je comprends, c’est tentant de voyager avec des gens qui vous ressemblent, qui partagent les mêmes points de vue, les mêmes centres d’intérêts, les mêmes valeurs.
On vit ainsi dans un monde doucereux où l’on se sent compris et considéré. On a l’impression d’avoir tout le temps raison. L’égo est revivifié.
Alors, sur les sites Internet de covoiturage, on met sa photo, son âge, ses hobbies, si on aime ou non la musique, etc.
Je comprends, c’est tentant d’habiter avec des personnes qui partagent les mêmes aspirations que nous, qui ont des enfants du même âge, les mêmes catégories sociales ou professionnelles pour discuter ou s’entraider.
Alors oui on sélectionne désormais de plus en plus ses voisins. On imagine un habitat partagé uniquement avec ceux qui sont des clones de nous-même, pour être en paix, ne pas être dérangés.

« Nous avons peur de l’altérité. Alors nous mettons en place des communautés de similarités. Sortons de ces bulles relationnelles qui disqualifient la différence », écrit Anne Deschamps dans son dernier ouvrage (philosophe de terrain qui a écrit « Un grain de folie contre la folie du monde » aux éditions Philo-deschamps)

Certes, cette nouvelle économie collaborative est formidable : économie d’énergie, limitation de la consommation d’espace, renforcement du lien social, mais où est passé l’ouverture à la différence, à ceux qui ne vivent pas comme nous, ne pensent pas comme nous, n’ont pas le même âge que nous, le même revenu, la même culture ?
Que devient notre vision du monde ?
Pas étonnant de se réveiller avec la gueule de bois au lendemain d’élections quand on n’a jamais vraiment pu se confronter à l’autre ou l’écouter…
Que devient notre connaissance de l’humanité quand chaque réseau fonctionne en vase clos ?

Oser le collaboratif est certes courageux, et audacieux, mais oser la surprise, la bienveillance, la différence, l’inconnu évitera sans doute bien des conflits ultérieurs.
Et l’un n’empêche pas l’autre, on peut faire du collaboratif avec des gens qui ne sont pas forcément nos copies conformes même si cela prend plus de temps pour faire connaissance !
C’est là tout le pari des villages. Et il est dans la vocation des élus et des associations d’être les instigateurs de cette mixité de plus en plus menacée »

Editorial du magazine Village Hiver 2015/2016 numéro 126.

Je voulais voir si Sylvie Le Calvez avait écrit des livres et c’est bien le cas !
Je suis donc tombée sur sa
biographie : elle est diplômée en agriculture et en communication, a fondé la Société de presse l'Acteur Rural en 1993 (dont je vous parlais tout là-haut).
Elle a réalisé plus de 300 animations en dix ans sur le thème du développement local et de l'aménagement du territoire.
Elle forme depuis trois années des doctorants à l'animation de débats scientifiques et a écrit le livre « Animer Un Débat - Les Clefs De La Réussite» en 2008, édité chez Eyrolles.
A quand le suivant ?

La dernière revue Village Magazine, le plein d’énergie positive, vient d’arriver dans ma boite aux lettres :o)

Le numéro 218 de l’été 2016, son contenu devrait en intéresser plus d’une d’entre vous : Vivre en bord de mer ! La cuisine avec les fleurs, focus sur le sud Toulousain, les roulottes, ….

Entretemps il y a eu le numéro du Printemps bien sûr !
L’édito de Sylvie Le Calvez était passionnant aussi dans celui-là : en substance il parlait de "ceux qui disent et brassent du vent, et de ceux qui font au lieu de parler", j'ai beaucoup aimé aussi son billet sur le film "Demain". 

En vrac dans la revue  : Les nouveaux Paysans (je met une majuscule car je les admire) un dossier sur "créer un repair café", un sur "comment créer un jardin partagé", le télétravail dans le Gers, La Corrèze, la chronique d'une installation heureuse d'un éleveur de brebis laitières en Aveyron, la patisserie en herbe, un herbier à croquer ....

Vous pouvez visiter le beau site de Village Magazine dans le petit cadre juste sous l'article.

Vous y trouverez une partie des reportages des dernières revues, pourrez feuilleter le magazine en ligne et aurez, bien sûr, la possibilité de vous abonner à la revue papier ou à la version 100 % numérique avec laquelle vous pourrez feuilleter Village sur Web, iPhone, iPad, Android et liseuses et le découvrir une semaine avant sa sortie en kiosque !

Et même de commander d’anciens numéros et avoir accès à plus de 5 années de contenus archivés. J'espère que ces revues trouveront d'autres passionnées pour les lire :o)

Belle semaine à Toutes et Tous !

Village et l'ouverture aux autres

Rédigé par FeeNat

Publié dans #Revue Village magazine

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Emma 02/06/2016 12:21

Bonjour et merci pour ce partage décidément tu as des lectures qui me plaisent. Je viens de m'inscrire à leur newsletter et ton article m'a donné envie de m'abonner. Bel après midi Bisous

FeeNat 02/06/2016 15:43

Bonjour chère Emma, je suis ravie de te lire par ici :o) Et très contente si j'a pu te donner envie de découvrir cette revue que j'adore ! Belle fin de semaine à toi. Bisous

zenopia 01/06/2016 07:21

Je ne connaissais pas du tout... le point de vue de cet édito est intéressant... il amène à la réflexion (ce qui à mon sens manque cruellement !) bisous

FeeNat 01/06/2016 07:28

Bonjour Zenopia, je suis ravie de te la faire découvrir :o) J'ai bien tenté les revues "actuelles" mais je n'accroche pas ! j'aime leur ouverture "d'esprit". Belle journée. Bisous